Biodiversite en haute mer : cinquieme et potentiel dernier round pour...

La 5e et potentielle derniere session de negociations sur le futur traite international sur la conservation et l’utilisation durable de la biodiversite...

Contribution

Role: Interview

  • En revanche, d’autres points cruciaux du projet de traité ont peu avancé, notent les chercheurs. Notamment celui des études d’impact à réaliser avant tout projet d’exploitation en haute mer. "Sur ce sujet, les positions restent les mêmes", observe Glen Wright, spécialiste de la gouvernance internationale de l’océan. D’un côté, les pays en développement attendent que le traité fixe de nouvelles obligations pour que ces études soient systématiquement réalisées pour toutes les activités envisagées et que des lignes directrices soient établies.
  • Car de "nombreux compris" devront encore être trouvés à New York. En effet, si le nouveau texte est "bon", selon Glen Wright, il comporte encore des options "très opposées" sur ses quatre principaux enjeux :
  • les questions concernant les ressources génétiques marines, y compris celles liées au partage des avantages : sur ce sujet, les pays en développement attendent des bénéfices monétaires, via par exemple la création d’un fonds, quand les pays développés souhaitent plutôt développer des aspects non monétaires, tels que l’assistance technique et le transfert de technologies, et les rendre volontaires. Une autre ligne de fracture sépare pays en développement des pays développés : la demande de faire de la haute mer un patrimoine commun de l’humanité, ce dont les pays du Nord refusent d’entendre parler ;
  • les mesures telles que les outils de gestion par zone, y compris les aires marines protégées ;
  • les études d’impact sur l’environnement : sur ce sujet, il reste à définir qui des États ou de la future COP sera en charge de réaliser les études puis de décider si des activités pourront ou non être entreprises. La question du seuil à partir duquel l’étude d’impact sera obligatoire doit également être résolue ;
  • et le renforcement des capacités et le transfert de techniques marines. Là encore, les pays en développement attendent du concret et obtenir "l’obligation" des pays développés d’y contribuer.
  • Ce que l’on peut dire, c’est que lors de la dernière session, en mars, seule la Russie a bloqué les négociations — les autres pays, Chine, Japon, Islande se montraient constructifs, ouverts au compromis et plus flexibles qu’avant", relate Glen Wright.