Haute mer : une version "zero" du traite attendue d’ici a la fin juillet...

La deuxieme session de negociations sur la preservation et l’utilisation durable de la biodiversite en haute mer s’est conclue le 5 avril dernier. L’occasion...

Contribution

Role: Interview

  • Concernant les aires marines protégées, les divisions restent sensibles. La Russie n’est par exemple "pas convaincue de la nécessité d’un nouvel accord sur le sujet", tout comme l’Islande, la Corée du Sud et dans une moindre mesure la Chine, explique Glen Wright
  • Le but de cette deuxième session n’était pas de négocier ce texte", explique à AEF info Glen Wright, chercheur gouvernance internationale de l’océan à l’Iddri, "mais de confirmer les différentes options listées”.Le processus, "long", s’est déroulé dans "une atmosphère positive". Bien que selon le chercheur, la session ait été marquée par peu d’échanges entre les délégations et la répétition de positions connues.
  • Mais c’est sur la question de l’accès aux ressources génétiques marines et du partage des bénéfices que le niveau de tension reste le plus élevé. Là encore, des pays tels que les États-Unis ou le Japon, qui disposent actuellement des ressources financières pour engager des recherches scientifiques et explorer la haute mer, voient ces négociations d’un mauvais œil et maintiennent une position "fermée", analyse Glen Wright
  • Les études d’évaluations environnementales de leur côté ne devraient pas créer de problème, puisque "tous les pays ont déjà des réglementations nationales" sur le sujet, explique Glen Wright. Le sujet, "technique", n’est donc "pas nouveau".
  • Autre disposition absente des discussions à ce stade : le suivi des aires marines protégées une fois réalisées. "Qui va les surveiller, comment et avec quels financements ?", interroge Glen Wright.