Negocie depuis 2018 a New York, l’accord "historique" sur la biodiversite en haute mer est enfin acte

Apres cinq sessions de negociations commencees en 2018, les Etats ont enfin acte le 4 mars 2023 a New York le futur traite international juridiquement...

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Role: Interview

  • Obtenir un accord multilatéral dans le contexte actuel, c’est vraiment impressionnant", ajoute Glen Wright, chercheur sur la gouvernance internationale de l’océan à l’Iddri, auprès d’AEF info le 6 mars 2023.
  • La création d’aires marines protégées est ainsi actée. Elle ne nécessitera plus le consensus des parties à la future COP, se félicite Greenpeace France, mais la majorité des deux tiers. "C’est absolument clé", juge Glen Wright, cette solution permettant d’éviter de reproduire les blocages observés au sein de la convention sur la conservation de la faune et la flore marines de l’Antarctique (dite Ccamlar).
  • Surtout, le principal "point de friction" de ces négociations, le partage des bénéfices issus de l’exploitation des ressources génétiques marines, a pu aboutir. Le partage des bénéfices sera obligatoire, explique le chercheur Glen Wright. Et les États se sont mis d’accord pour que la décision de financement revienne à la future COP (par une majorité des trois quarts) et que le paiement soit effectué par l’intermédiaire d’un fonds spécial. Un comité sur l’accès et le partage des bénéfices est également créé. "La COP décidera du pourcentage auquel les pays développés vont contribuer, mais 50 % de cette contribution sera destinée à un fonds spécial pour soutenir les pays en développement", décrypte Glen Wright.
  • Pour y contribuer, l’Union européenne "prévoit 50 millions d’euros pour faciliter la ratification du traité et sa mise en œuvre initiale", indique Glen Wright, et 30 M\$ seront également apportés par des fondations.